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Un projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant le Maroc à l’Algérie et la Tunisie est sur les rails selon l'Office National des Chemins de Fer (ONCF), qui s'est confié

au quotidien français L'Opinion. Dans un avenir qui paraît certes lointain, une ligne totale de 1.500 km devrait relier Casablanca à Rabat et Oujda, traversant la frontière algérienne pour rejoindre Alger, puis Tunis.

Une ambition partagée de l'autre côté du poste frontalier de Zouj Beghal: Yacine Bendjaballah, directeur général de la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF) a ainsi expliqué à la Chaine de radio algérienne que "la réalisation d'une ligne de TGV allant du Maroc à la Tunisie en passant par l'Algérie est en projet, et sera au service des citoyens des trois pays maghrébins".

C'est le Maroc qui est le plus avancé dans le déploiement du train rapide, puisque la LGV ralliant Tanger à Kenitra doit être opérationnelle dès le premier semestre 2017. Lancés en septembre 2011, pour un coût de deux milliards d’euros, les travaux ont pris du retard. Le chantier est titanesque: 200 km de voies, 300 ouvrages d’art dont 13 viaducs, en incluant de nouvelles gares à Tanger, Kénitra, Casa et un centre de maintenance. En plus de la liaison Tanger-Kénitra, l’ONCF prévoit une nouvelle "Ligne Atlantique" s’étendant sur une longueur de 900 kilomètres, jusqu'à Agadir.

A terme, la "Ligne Atlantique" permettrait même de rejoindre l’Europe via un tunnel sous le détroit de Gibraltar. Une fois connecté au réseau espagnol, le TGV pourrait atteindre Madrid en 4h depuis Rabat et Paris en 8 h. Mais il y a loin du rêve à la réalité.  Karim El Hajjaji, membre du "collectif Stop TGV", quand à lui, considère qu’avant de parler de projet de TGV au Maghreb, "il faudrait d’abord ouvrir les frontières", tout en disant que "financièrement, ce projet ne semble pas réaliste".

 

Source The Huffpost