
Lorsque le fondateur du Front Polisario, el Ouali Mustapha Sayyed, s'était lancé, voilà très longtemps déjà, en direction du sud-est marocain au volant de son Land-Rover, dans une aventure dont il ignorait alors les répercussions, il avait fait cela parce qu'il n'avait trouvé personne pour l'écouter et prendre en considération les demandes de libération de la terre de ses ancêtres, et après qu'il se soit exposé, lui et ses camarades, aux coups et au mépris et à l'injustice. Et aujourd'hui, 35 ans après ces évènements et cette aventure, il existe encore des jeunes, comme el Ouali, qui font comme el Ouali, à chaque fois qu'ils ressentent l'injustice et l'humiliation. Un exemple de ces jeunes, l'un des membres du comité de dialogue d'Igdim Izik, qui a récemment rejoint les camps du Polisario dans le Sud algérien de peur de subir ce que ses amis ont enduré, et fuyant les prisons dans lesquelles croupissent encore des membres de ce comité du dialogue, des gens qui ne sont pourtant impliqués dans aucune action violente ou meurtrière.