Qui connaît Oskar Freysinger, l’anti-minaret décomplexé ? Il y a 3 Mois
Oskar Freysinger, enseignant de philosophie et polyglotte (anglais, français, allemand, italien) de 49 ans, l’anti-minaret, l’anti-islam, l’anti-finance islamique et grand mamamouchi islamophobe suisse et xénophobe, prépare depuis belle lurette son offensive pour exclure du paysage de la Suisse, tout ce qu’il y a d’islamique. Toute une frange de la population donc, des Suisses pour la plupart, originaires de Turquie ou d’Albanie, en tout, une centaine de pays. Depuis 2008, cet homme file un très mauvais coton, celui de la démagogie.
Avec son look de dandy -raie au milieu de la tête et queue de cheval, sa dialectique guerrière, sa sémantique ridicule et son pragmatisme indéniable, Oskar Freysinger détonne. Ces critères discutables font de lui dans le paysage politique suisse, un zombie. Mal fringué avec ses chemises, ses gilets et ses vestes d’inspirations Tati, cet homme est un commerçant de la peur.
L’histoire sur la votation suisse qui a abouti à l’interdiction de la construction de nouveaux minarets en Suisse est un long processus de diabolisation de l’Islam. C’est la fin d’une Suisse humaine, tolérante et ouverte. Contrairement aux affirmations de nombreux islamophobes qui se cachent derrière la démocratie, il s’agit plutôt d’une démission des pouvoirs publics, d’un abandon des musulmans qui ne demandent qu’à vivre leur foi. Ils sont par ailleurs Suisses, nés à Genève, Zurich ou Lugano.
Dès 2007, lors d’un débat télévisé intitulé, "les minarets de la discorde" le conseiller national évangéliste Christian Waber de l’UDF (Union démocratique fédérale) s’illustré par des propos islamophobes d’une violence inouïe. Extraits :« L’islam n’est pas une religion, c’est une déclaration de guerre » « l’Islam est une croyance méprisant l’humain, pratiquant la coresponsabilité familiale, les mariages forcés et éduquant les enfants à commettre des attentats suicides ». Malgré des plaintes, le parlement suisse refuse de lever son immunité parlementaire.
En 2008, Oskar Freysinger reprend le flambeau. cet homme file donc depuis, un très mauvais coton, celui de la démagogie. Considérant que l’islamophobie fait vendre, il s’en donne à coeur joie. Énormément efficace sur le terrain de la démagogie, il s’en prend vertement à la finance islamique, avec un amalgame au ras des pâquerettes et des contrevérités dignes d’un illettré alors que cet homme est très intelligent...
Dans une interview-choc au Matin, il déclarait que “Les Suisses vont financer le terrorisme avec leurs économies“. Un petit florilège : "La finance islamique a été développée par le wahhabisme et le salafisme, les deux courants les plus extrémistes de l’islam. Ce sont eux qui ont fait naître al-Qaïda. Ça commence avec la finance islamique et ça finit avec Ben Laden qui organise des attentats avec notre argent." ajoutant : "Nos banques investissent dans une finance dont la philosophie est à mille lieues de la nôtre. En outre, les pays du Moyen-Orient poursuivent une politique de conquête grâce à leurs pétrodollars. L’argent, c’est le pouvoir. Les musulmans passeront par nos banques pour nous envahir."
2009 est donc une suite logique avec le succès de la votation anti-minaret. En revanche, c’est une victoire de derrière les fagots, à la Pyrrhus, laide et asociale. Démocratie populaire ? Oui mais, scandale dont l’illégalité ne fait aucun doute. Une vraie tribune et un bon prétexte donnés aux islamistes...
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