Les auditions des partis démarrent le 28 mars;
Le mécanisme politique de suivi tient sa première réunion;
Une prolongation du délai de remise de la copie au Souverain semble exclue. Les choses sérieuses ont commencé hier lundi au cabinet royal. La première réunion du conseiller du Souverain, Mohamed Moâtassim avec les chefs des partis politiques et des syndicats pour dynamiser le processus a eu lieu hier toute la journée.A l’heure où nous mettions sous presse, les acteurs étaient toujours en réunion. Et pour cause, ils sont nombreux et que «chacun prenne la parole, il faudra du temps», note un ministre politique.
En tout cas, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du mécanisme politique de suivi de la réforme constitutionnelle que préside le conseiller du Souverain. L’objectif de ce mécanisme est d’impliquer la classe politique dans l’élaboration et la mise en œuvre de la révision de la constitution.
Selon l’intervention du Souverain lors de l’installation de la commission consultative pour la révision de la Constitution, le rôle des partis politiques ne doit pas se limiter à présenter leurs conceptions. Ils devraient s’impliquer en permanence dans cette réforme structurelle, et ce, du début jusqu’à la fin.
A cette occasion, Mohamed Moâtassim a rappelé le modèle marocain qui se base sur une approche participative et concertée dans toutes réformes initiées par le Souverain en synergie avec l’ensemble des composantes de la société. Cela a été le cas notamment pour le Code de la famille, l’Initiative marocaine d’autonomie et l’Instance équité et réconciliation.
Abdeltif Menouni, président de la commission consultative de la révision de la Constitution, a fait un exposé sur les travaux préliminaires et le planning. Il s’agira de recueillir des propositions et d’organiser des auditions et des séances d’écoute de toutes les instances et acteurs concernés et ce à compter du 28 mars courant. Des mémorandums complémentaires seront remis. Quant au mécanisme politique de suivi, il tiendra des réunions périodiques à des fins de concertation sur les propositions de la commission. Cela se fera en fonction de l’avancement des travaux de la commission. L’objectif est de remettre le projet de la commission amendée au courant du mois de juin prochain. Mais il semble que la Commission était tentée par une demande de prolongation du délai imparti. D’ailleurs, lors de sa première conférence au lendemain de l’installation de la commission consultative pour la révision de la Constitution, Abdeltif Menouni, son président, n’avait pas exclu de suivre l’exemple de la commission chargée de la régionalisation (qui avait demandé et obtenu un allongement du délai de 6 mois avant de remettre son rapport au Souverain).
Pour une source proche du dossier, «propager cette idée risque de semer le doute et remettre en cause la volonté politique de respecter le calendrier initial». Il semble donc que cette possibilité de prorogation soit exclue.
Les modalités pratiques ne sont pas encore connues dans les détails, mais les présidents des partis seront en principe accompagnés d’un staff réduit. Ils présenteront leur vision.
A la première réunion, on se contentera d’un exposé, à charge de remettre le dossier ultérieurement. Auparavant, les partis ont convoqué leur bureau politique, avec comme point à l’ordre du jour, la discussion autour des propositions pour la réforme de la Constitution. Sur la régionalisation, le parti de Salaheddine Mezouar avait anticipé en y consacrant la réunion de son comité central du 13 mars à Bouznika. D’autres formations ont, elles aussi, constitué des commissions pour être prêtes.
La commission consultative devra également écouter les propositions des syndicats, des représentants de la jeunesse et de la société civile, conformément aux instructions royales.
L'Economiste.com

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