Accueil Politique-Economie Politique Marocaine Maroc régionalisation : Politiciens pas très convaincants…

Maroc régionalisation : Politiciens pas très convaincants…

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Le vendredi 12 Mars, Michel Rousset professeur de droit et ancien directeur de l’ECOLE Nationale d’Administration publique à Rabat, ainsi que des représentants du tissu politique marocain ont tenu une conférence à Paris pour présenter leurs différents points de vue sur la régionalisation au Maroc. Un projet lancé par le Roi Mohammed VI à l’occasion du 33ème anniversaire de la marche verte.

 

C’est le professeur Michel Rousset qui a initialisé la conférence en précisant que ce n’est pas la première tentative du Maroc de régionaliser puisque la première a commencé en 1971 suivi d’un découpage en 1997. Pour lui la difficulté réside de donner une très large autonomie aux régions du Sahara qu’aux autres régions. Cette dynamique doit être graduelle pilotée par une déconcentration effective et efficace menée par des élites en gouvernance.

Driss Lechgar (Membre du bureau politique de l’USFP) quand à lui, a souligné que

-le découpage doit se baser sur plusieurs critères géographiques et socio-économiques

-il faudra décrire la matrice de responsabilité et le secteur d’intervention de chacun.

-que ça doit être un moteur pour des élections libres transparentes.

La conférence, organisée par l'Association Maroc Développement, a continué par un discours du secrétaire général-adjoint du PJD, Mr Lahssen Daoudi qui a rappelé qu’il faudra utiliser le critère de développement comme seul critère de découpage. Aux yeux du PJD, la commission en place pour le découpage a un grand déficit et le wali ne doit en aucun cas intervenir dans le développement de la région, puisque sa seule responsabilité réside dans la sécurité de sa région, qui doit se doter en outre d’un input plus important pour pouvoir répondre aux demandes de développement de la ville motrice ainsi qu’aux autres villes de la région.

Les autres intervenants ont ajouté que différents critères doivent être mis en place pour réussir un découpage qui permettra de donner un équilibre et une stabilité sur le long terme de la région.

Le discours des politiciens n’a pas su convaincre l’auditoire puisque plusieurs questions restent en suspension : Est-ce qu’il ne faudra pas plutôt tirer les conclusions nécessaires et analyser l’échec du premier découpage de 1997 ?

Nous précisions que sur 182 pays membres de l’ONU classées, le Maroc arrive en 130e position et perd trois places par rapport à 2008, où il était 127e et 52ème/102 en corruption,une position très inquiétante: Avec de telle comportement (corruption-clientélisme...), est ce que ce projet répondra-t-il aux attentes du Maroc qui se veut moderne ?

 
BELHAJ Yassir, copyright yawatani.com
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