Le premier sommet UE/Maroc aura lieu les 7 et 8 mars afin d'intensifier les relations mutuelles nouvellement établies. La présidence espagnole, qui organise cette réunion à Grenade, y voit un « tournant » qui ouvrira une « phase nouvelle » des relations de l'UE avec le Maroc.
Pour le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Moratinos, le sommet sera une nouvelle avancée dans les relations privilégiées entre le Maroc et l'UE. Sur le plan politique, économique et financier, le Maroc en tirera un soutien considérable, a-t-il estimé.
Le Maroc a signé, en octobre 2008, un accord avec l'UE qui lui confère un statut avancé dans le cadre de la politique européenne de voisinage. L'UE a offert à Rabat un paquet de mesures pour rapprocher le Maroc de l'Europe, plus que tout autre pays du pourtour méditerranéen côté sud. A long terme, le statut avancé permettra au Maroc de bénéficier d'une intégration au marché de l'UE similaire à celle dont bénéficie la Norvège ou la Suisse, selon la feuille de route annexée à l'accord.
Les thèmes principaux à l'ordre du jour du sommet comprennent la crise économique et le changement climatique. Sur le plan régional, les dossiers retenus sont l'Union pour la Méditerranée, le processus de paix du Proche-Orient, les relations UE-Afrique, l'immigration et la sécurité au Sahel.
La présidence espagnole compte mettre l'accent sur l'immigration. « Le Maroc est un partenaire qui assiste énormément les pays européens et les pays sources à gérer les flux migratoires de manière co-responsable. Il s'agit donc d'un pays clé pour la gestion efficace et forte de ces flux », a précisé Miguel Moratinos.
Europolitique

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