
Utiliser la technologie d'une imprimante à jet d'encre pour éjecter des cellules humaines et produire des organes, c'est l'idée originale qui a germé dans le cerveau d'un chercheur japonais afin de pallier à l'insuffisance de donneurs.
Le raisonnement est basique: un organe humain n'est jamais qu'un assemblage très ordonné de cellules. Reste qu'il est a priori difficile de le reproduire compte tenu de la taille minuscule des cellules, de leur diversité, de leur nature vivante et de leur positionnement complexe.
Mais le chercheur japonais Makoto Nakamura a découvert que les gouttes d'encre bombardées sur du papier par une imprimante à jet d'encre avaient à peu près les mêmes dimensions que des cellules, et que l'impression d'une photo en millions de couleurs n'était pas moins compliquée.
D'où l'idée de reproduire sur des milliers de couches superposées le motif cellulaire d'un organe pour le reconstituer en trois dimensions (3D), en exploitant la rapidité et la précision inégalées des imprimantes à jet d'encre.
"C'est comme construire un gratte-ciel à une échelle microscopique en utilisant différents types de cellules", a expliqué Makoto Nakamura à l'AFP lors d'une interview à Toyama, dans le centre du Japon.