Publié pour sa huitième année, le rapport du Forum économique mondial place le Maroc au 86ème rang.
Au titre de lannée 2009, le Maroc a reculé de 12 rangs par rapport à lannée dernière.
Malgré cette régression, le rapport met à son actif quelques performances. Le Forum économique mondial (FEM) a publié son rapport relatif aux technologies de linformation et de la communication au niveau mondial pour lannée 2009.
Ce rapport met en exergue le rôle important des technologies de linformation dans le développement des économies.
Publié pour la huitième année consécutive, ce rapport évalue la compétitivité des pays en matière de TIC sur la base de plusieurs critères : le cadre institutionnel et réglementaire, les infrastructures, les ressources humaines, le niveau de lenseignement
Dans ledit rapport, les auteurs ont indiqué que la récession mondiale a touché presque toutes les régions et tous les domaines de lindustrie. Selon eux, pour contrecarrer les effets de la crise, linvestissement dans le haut débit est à même dassurer une meilleure disponibilité de linformation, de transformer les interactions sociales, de contribuer à la réduction de la pauvreté et à lamélioration de la vie quotidienne des citoyens.
Le rapport place le Danemark comme léconomie la plus compétitive au niveau mondial dans le domaine des TIC, suivi de la Suède, des Etats-Unis et de Singapour. Sur le plan régional, les pays européens, grâce surtout aux pays nordiques (Finlande, Islande, Norvège) se sont révélés particulièrement dynamiques en matière de TIC et déconomie en réseau.
Le Maroc, par contre, a vu son niveau reculer de 12 rangs par rapport à lannée dernière. Il est devancé par de nombreux pays de la région comme la Tunisie (38ème), lArabie Saoudite (40ème), la Jordanie (44ème)
A noter que le Danemark sest vu confirmé à la première place pour la troisième année consécutive. Il est bien positionné mondialement aussi bien pour ce qui est de lenvironnement des TIC qui reflète lefficience de lenvironnement global assuré pour le développement et lusage des TIC, que pour le niveau de préparation qui sous-tend les possibilités offertes aux agents économiques.
A linstar du Danemark, les autres pays nordiques continuent de figurer en bonne place dans le classement 2008-2009. Il va de soi que la bonne éducation de base et le haut niveau de maturité technologique et dinnovation partagés par ces pays, représentent les bases de leur compétitivité globale.
Au niveau du monde arabe, les Emirats Arabes Unis se maintiennent à la 27ème position. Ce résultat est dû en particulier aux efforts du gouvernement et des professionnels dans le domaine de la qualification, ainsi quau climat de transparence entre organisations gouvernementales, non gouvernementales et le secteur privé.
Pourquoi ce recul ?
Après avoir réalisé de grands progrès au niveau des TIC au cours des dernières années, le Maroc perd
12 places mondiales en 2009, passant à la 86ème. Cette dégradation le positionne loin derrière des pays de même niveau de développement tels que la Tunisie et lEgypte.
Le recul du Maroc est lié à la dégradation du score pour les trois principales composantes de lindicateur global, à savoir lenvironnement des TIC, le niveau de préparation et lusage des TIC.
Selon les rédacteurs du rapport, la dégradation du positionnement du Maroc est liée essentiellement à celle enregistrée au niveau du cadre politique et réglementaire et de linfrastructure qui ont reculé de 11 et 10 rangs respectivement. Pour ce qui est du premier point, notre pays est faiblement positionné au niveau des lois relatives aux TIC, la protection des droits de propriété et les procédures liées à la conclusion de contrats. Sagissant de linfrastructure, le rapport met en exergue les faibles performances en matière de production délectricité, du nombre de lignes téléphoniques, de la sécurité des serveurs dInternet et de la qualité des instituts de recherche scientifique.
Dune manière quasi générale, le Maroc est classé faiblement pour ce qui est du e-gouvernement, de la priorité allouée par les autorités publiques aux TIC et de limportance accordée par ces autorités dans le cadre de leur vision pour le futur.
Concernant le secteur privé et les TIC, le rapport note de faibles performances notamment au niveau du coût des charges de connexion téléphonique et du niveau de collaboration R&D entre entreprises et universités locales.
En dépit des retards accusés, le Maroc a enregistré certaines performances dans lenvironnement des TIC. Cest le cas des dépenses denseignement et, de la création dentreprises. Le Maroc est aussi bien positionné au niveau des exportations de produits de haute technologie. A noter que des efforts sont également reconnus au Maroc, notamment en ce qui concerne la disponibilité des technologies les plus récentes.
MAP
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Commentaires (2)

henry
said:
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ces en cour de construction Parmi les 4 projets prioritaires retenus dans le pôle de développement industriel de la région de l’oriental – PDIRO – figurent la zone franche de Béni Nsar dédiée surtout à la logistique du transport et le parc industriel de Salouane dans la province de Nador ainsi que le parc agroalimentaire de Madagh dans la province de Berkane. Mais le projet qui retient le plus d’intérêt n’est autre que la technopole d’Oujda quyi nécessite un investissement de 1,2 milliards de dirhams. Ces projets, déclinaison régionale du plan EMERGENCE effectuée par un groupe de 3 cabinets dont ERNEST & YOUNG, devrait générer un investissement d’environ 25 milliards de dirhams et créer quelques 25.000 emplois directs après la réalisation de la première tranche sur une superficie de 350 hectares et qui sera opérationnelle fin 2010. De fait, un protocole d’accord a été signé le vendredi 4 juillet 2008 sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI. Cet accord définira les modalités d’établissement du schéma directeur de la technopole, le développement di pôle d’activités ainsi que la mobilisation de l’assiette foncière nécessaire à cette fin. Articulée autour d’un parc industriel, une zone logistique et un espace dédié à diverses activités tertiaires, cette technopole a pour but essentiel de créer une offre d’accueil à même d’attirer les gros investissements notamment étrangers et de booster les facteurs compétitifs de la région de l’oriental en phase de devenir, à l’instar de Med Tanger, un véritable pôle économique le MedEst Quant à l’offre industrielle prévue, elle sera axée surtout sur l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, l’automobile et l’électronique, l’artisanat et la sous-traitance industrielle ( industries non polluantes). La formation n’est pas exclue du reste. Un espace sera dédié à la R & D. Outre ces réalisations, d’autres atouts, atours et avantages favorisent cette technopole. Le projet est situé à vol d’oiseau de l’Europe, au cœur du Maghreb dans une région qui regorge de potentialités encore sous exploitées et que d’importants projets la structurant la rendent plus captive, plus attractive. Au fait, la rocade méditerranéenne, l’autoroute Fès-Oujda, la voie expresse Oujda- Nador, les doubles voix aménagées, l’élargissement de la route nationale Oujda-Figuig et les aménagements portuaires et aéroportuaires notamment l’aéroport Oujda-Angad , certifié ISO 2001, connaît de grands travaux de réhabilitation et d’extension, tous ces infrastructures maritimes aériennes et terrestres permettent d’interconnecter la région ,naguère enclavée et marginalisée, à son environnement national et international aux meilleurs normes de fréquence et de vitesse. Par ailleurs, les secteurs du tourisme et de l’agriculture, en plein essor, sont aussi parmi les principaux moteurs d’appui à toute la stratégie du développement industriel de la région de l’oriental en phase de se positionner en véritable pôle économique, le MedEst. Le défi est de taille, l’enjeu est important. |
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Abou_alhourouf
said:
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Résultat très décevant Bonjour, Je me permets de réagir à cet article en dénonçant la politique du Maroc face à cette forte régression!! A mon avis, pour pouvoir développer un secteur technologique, il faut investir en R&D, développer la recherche dans les universitées et les écoles d'ingénieurs, mais l'un des accelerateur du déveolppement c'est la création des pôles de compétitivité. Contrairement à la tunisie qui dispose déjà de nombreux pôles de compétitivités, le Maroc reste derrière avec seulement 2 pôles de compétitivités (Casa near shor et Technopolis) . Ceci reste modeste pour un pays qui a beaucoup d'ambitions. c'est dommage!!! |
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