Le roi Mohammed VI du Maroc a procédé, mardi à Salé (ville jumelle de Rabat), à la pose de la première pierre de l’Université Internationale de Rabat (UIR).
La création de cette université est une initiative novatrice de partenariat public-privé dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Porté par la diaspora académique marocaine en collaboration avec des grandes universités étrangères, ce projet ambitionne de contribuer à la formation des élites marocaines et africaines et vise les meilleurs standards internationaux de performance, tout en affirmant une forte identité marocaine.
L’UIR dispensera des formations dans six filières : technologie de l’information et de la communication, énergies renouvelables et environnement, transport (aéronautique, naval, automobile, spatial et ferroviaire), architecture et design, économie et management, sciences politiques et juridiques.
Elle abritera également des bâtiments de recherche, une résidence universitaire et des installations sportives.
D’une capacité de 5.000 étudiants à terme, l’UIR sera édifiée sur superficie de 20 ha au sein de Technopolis de Rabat Salé. Maître d’ouvrage : Société UIR créée par l’Université et ses partenaires publics et privés.
Le coût d’investissement s’élève à 1 milliard de dirhams (environ 115 millions de dollars).
Le projet prévoit essentiellement la construction de bâtiments dédiés à la recherche, d’une bibliothèque et d’une résidence universitaire, ainsi que d’installations à vocation sportive, sociale, commerciale et de divertissement.
L’Université disposera à l’horizon 2015 d’une capacité d’accueil de 5.000 étudiants, dont 4.000 pourront être logés sur place, avec 20 à 30% des étudiants originaires d’Afrique subsaharienne.
Selon un document de présentation du projet, l’Université internationale de Rabat est structurée en un domaine majeur d’ingénierie constitué de quatre pôles de formation et de recherche, à savoir l’aéronautique, automobile et ferroviaire, les énergies renouvelables, l’environnement et les études pétrolières, les technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que l’architecture et design.
Autour de ces pôles, l’UIR met en place un Business school en management, fiscalité et finance, un institut de sciences politiques et de relations internationales, un centre de langues, cultures et civilisations et un institut de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) d’ingénieurs et de commerce.
Les formations seront dispensées par un corps professoral de haut niveau composé de 40 enseignants, dont des enseignants-chercheurs permanents (50%), des enseignants-chercheurs mobilisés par les partenaires académiques (30%) et d’Intervenants du monde des affaires (20%). (Xinhua)

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