Au Maroc, les réformes améliorent le climat des affaires et accroissent la compétitivité du secteur des exportations La croissance mondiale accusera un léger repli en 2007 pour s’établir à 3,6% contre 3,9% en 2006. Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales 2008, rendu publique le 9 courant, la Banque Mondiale attribue cette évolution essentiellement au ralentissement de l’activité dans les pays à revenu élevé. Pour 2008, l’institution de Bretton Woods table sur un taux de croissance de 3,3%.
Concernant les pays en développement, le dynamisme de leurs économies atténue les effets du ralentissement de l’activité actuellement observé aux États-Unis. La croissance du PIB réel de ces pays devrait en effet se modérer légèrement pour ressortir à 7,1 % en 2008, contre à peine 2,2 % dans les pays à revenu élevé. « Globalement, la croissance des pays en développement ne devrait que modérément se ralentir au cours des deux prochaines années. Une décélération beaucoup plus marquée de l’activité aux États-Unis constitue toutefois un risque réel qui pourrait assombrir les perspectives à moyen terme des pays en développement, » relève-t-on du rapport. L’affaiblissement du dollar, le spectre d’une récession aux États-Unis et la volatilité croissante des marchés financiers pourraient infirmer ces hypothèses d’atterrissage en douceur de l’économie mondiale, souligne-t-on.
Ces risques auront comme conséquence une baisse des revenus liés à l’exportation ainsi que des apports en capitaux pour les économies en développement ainsi qu’une réduction de la valeur de leurs investissements effectués en dollars à l’étranger. Dans ce contexte, les pays en développement pourraient avoir à utiliser les réserves qu’ils ont constituées et les autres mécanismes dont ils se sont dotés ces dernières années pour absorber des chocs inattendus. Dans le même sillage, le document en question note que la croissance robuste enregistrée récemment par les pays en développement explique en partie le niveau élevé des prix des produits de base, plus particulièrement du pétrole, des métaux et des minerais. Cette évolution a profité à de nombreux exportateurs de produits de base, d’où la forte progression de la demande dans certains pays relativement plus pauvres. La hausse récente des prix des céréales, en partie due à l’accroissement de la part de la production céréalière destinée aux biocarburants, pèse sur les revenus réels des pauvres en milieu urbain.
Les auteurs du rapport estiment également que la gestion macroéconomique plus prudente et les progrès techniques ont contribué à accroître la productivité globale des facteurs et les revenus réels dans les pays en développement au cours des 15 dernières années, une tendance qui devrait aider à réduire la pauvreté durant la prochaine décennie.
Par ailleurs, le rapport fait ressortir aussi qu’au Maroc, comme en Egypte et en Tunisie, les réformes améliorent le climat des affaires et accroissent la compétitivité du secteur des exportations. « L’Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ont signé un accord de libre-échange (l’Accord d’Agadir) pour promouvoir le commerce à l’intérieur de la région tout en s’attaquant à la question des règles d’origine qui intervient souvent dans les cadres de plus vaste envergure, comme les accords euro- méditerranéens », note la Banque Mondiale, ajoutant que les IED (Investissements directs étrangers) commencent à fortement stimuler l’investissement privé et la croissance dans les pays de ce groupe qui, au fur et à mesure que leurs réformes progresseront, présenteront de plus en plus d’attrait pour les IED. En fait, poursuit la même source, d’importantes entrées d’IED ont été enregistrées dans la région au cours des trois dernières années, en raison de l’accélération de la croissance économique, de la diversification des activités et de la poursuite de réformes.
Les entrées dans la région géographique (c’est-à-dire y compris les pays à revenu élevé exportateurs de pétrole), qui avaient déjà doublé en 2005 pour s’établir à 46 milliards de dollars, se sont accrues de 38 % pour atteindre 64 milliards de dollars en 2006.
En somme, le taux de croissance du PIB dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord) a augmenté de près de 5 % en 2007, comme en 2006, et est donc resté à son niveau le plus élevé depuis 10 ans.
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