Libéralisation des échanges, concessions commerciales, mesures sanitaires et future protection des indications géographiques constituent les principaux éléments d'un projet d'accord UE/Maroc pour l'amélioration des conditions du commerce bilatéral des produits agro-alimentaires et de la pêche. Les négociations entamées il y a près de quatre ans se sont bouclées le 17 décembre et le projet est maintenant soumis aux autorités des deux parties.
Les exportations communautaires pour les trois secteurs concernés - produits agricoles, produits agricoles transformés et produits de la pêche - ont atteint près de 944 millions durant les années 2006-2008 et vont bénéficier d'un meilleur accès sur un marché de proximité en forte croissance démographique, dans le cadre d'un solde commercial global largement favorable à l'UE, avec 14 milliards d'euros d'exportations contre 8 milliards d'importations, précise la Commission européenne.
Partant d'un niveau de libéralisation limité dans le cadre de l'accord actuel, le Maroc a maintenant consenti un effort d'ouverture important en libéralisant immédiatement 45 % des importations en provenance de l'UE en termes de valeur. Comme prévu dans la feuille de route Euro-méditerranéenne pour l'agriculture (feuille de route de Rabat) adoptée le 28 novembre 2005, le Maroc bénéficiera de période de transition pour la libéralisation complète de certains produits. C'est ainsi que la valeur du commerce entièrement libéralisé passera à 61 % en 5 ans et à 70 % en 10 ans.
Plus précisément, côté marocain, les fruits et légumes et produits de la conserverie de l'UE, à l'exception des fèves, amandes douces, pommes et concentré de tomates (pour lesquels des contingents tarifaires ont été négociés) seront entièrement libéralisés endéans les 10 ans. Les produits laitiers de l'UE verront leur accès au Maroc complètement libéralisés à l'exception du lait liquide et de la poudre de lait entière. Les oléagineux et les céréales (à l'exception du blé tendre et blé dur et leurs dérivés) seront également libéralisés. Pour les produits les plus sensibles qui ne font pas l'objet d'une libéralisation complète, comme les viandes, charcuteries, le blé, huile d'olive, pommes et concentré de tomates, le Maroc a amélioré les conditions d'accès à son marché sous la forme de contingents tarifaires.
Du côté de l'UE, l'accord prévoit de libéraliser immédiatement 55 % des importations en provenance du Maroc. Les améliorations des concessions (relèvement de contingents tarifaires) dans le secteur des fruits et légumes, qui constitue 80 % des importations de l'UE ont tenu compte des sensibilités particulières, avec pour objectif une intégration des exportations marocaines sur le marché de l'Union favorisant les complémentarités entre les systèmes de production.
Les deux parties sont aussi convenues d'ouvrir des négociations sur la protection des indications géographiques. En outre, l'accord prévoit des dispositions sur le respect des obligations internationales en ce qui concerne les aspects sanitaires et phytosanitaires.
Europe Information Service

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