Les négociations entamées il y a quatre ans entre l’UE et le Maroc, en vue d’améliorer les conditions du commerce bilatéral des produits agro-alimentaires et de la pêche, se sont soldées par la signature d’un procès verbal.
La conclusion des négociations sera présentée à l’approbation des autorités respectives. Cet accord prévoit la suspension des droits de douanes pour 55% des exportations totales du Maroc vers l’UE, ainsi qu’une meilleur intégration des produits marocains sur le marché de l’Union favorisant les complémentarités entre les systèmes de production. Pour cela, les concessions consenties pour les produits marocains considérés comme les plus sensibles (tomates, fraises, courgettes, concombres, ail et clémentines) ont été faites sous formes de contingents tarifaires.
En revanche, les exportateurs européens verront leur position renforcée par la libéralisation totale et immédiate du secteur des fruits et légumes, conserves alimentaires, des produits laitiers, des oléagineux. Le secteur de la pêche sera également libéralisé (91% au bout de 5 ans et dans sa totalité dans les 10 ans). Le secteur des produits agricoles sera, immédiatement libéralisé, à hauteur de 45 % pour atteindre 70 % en 10 ans.
Malgré que le Maroc soit considéré comme pays agricole, et dont la fameuse tomate a fait l’objet d’une longue controverse, nos importations du secteur primaire en provenance de l’UE ont atteint 944 millions d’euros durant les années 2006-2008.
L’accord permettra au Maroc d’écouler ses produits de façon plus facile sur le marché européen, et à l’UE de bénéficier d’un meilleur accès sur un marché de proximité en forte croissance « démographique ».
Mohammed Soltane
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