· Il remplace désormais l’Egypte à la présidence de l’Initiative pour le développement
· Promotion de l’emploi, des IDE… le Royaume hérite de lourdes tâches
C’est officiel. Le Maroc préside désormais l’initiative Mena OCDE. La passation a eu lieu au cours de la conférence ministérielle Mena OCDE tenue à Marrakech lundi 23 novembre et dont le groupe Eco-Médias est l’un des principaux partenaires. Après la présidence de l’Egypte, le nouveau mandat orchestré par le Maroc ne sera guère exempt de défis et de challenges. La tâche la plus ardue pour le Royaume reste sans aucun doute la promotion et la création d’emplois. La population de la région est jeune. Selon les estimations de l’OCDE, il faudra créer quelque 100 millions d’emplois avant 2020 pour absorber la démographie galopante dans la région. L’initiative Mena OCDE devra aussi veiller à l’inclusion des femmes dans la vie économique pour instaurer un climat sain et attirer les investissements. «Une mesure qui devra diversifier l’activité et multiplier les secteurs générateurs d’emplois aux jeunes», indique Nizar Baraka, ministre des affaires économiques. La jeunesse reste donc au centre des préoccupations.Et pour cause. La croissance dans les pays de la région Mena devra à peine se situer aux alentours de 4 % en moyenne en 2009. «Ce qui représente un recul de 3 points par rapport aux années précédentes et qui pèsera sensiblement sur la création d’emplois dans toute la région», ajoute Baraka. Une donne davantage exacerbée par la baisse des sources de revenus tels que les envois des travailleurs émigrés ou le tourisme, ainsi que le flux des investissements étrangers qui persévère dans son fléchissement, accusant un repli estimé à 30% à l’issue de 2009. Autant de données qui ne manqueront pas de peser sur les dépenses publiques déjà mises à mal. Elles renforceront également la pression sur les pouvoirs publics qui devront proposer des solutions immédiates à ces enjeux complexes. Parallèlement, la conférence ministérielle s’est achevée par la proclamation d’une déclaration entre les pays du pôle Mena-OCDE. Ces derniers se sont engagés à poursuivre des réformes prioritaires en matière de gouvernance publique et de «business climate».
Notons que la veille de la conférence ministérielle, trois autres forums avaient été organisés. Celui sur la gouvernance a été l’occasion pour de nombreux décideurs politiques de débattre des meilleurs moyens pour orienter le partenariat public, privé dans le sens d’une sortie de crise efficace. Il s’est soldé par une remise de prix dans le cadre de la compétition Mena 100 pour le meilleur projet entrepreneurial. Deux Marocaines ont d’ailleurs reçu les premières distinctions. Il s’agit de Asma Alaoui et de Salma Bouchiba pour leur business plan dans l’industrie automobile. Le nom de ce projet est «Turbo» et il est soutenu par la Banque Populaire.
Leconomiste.com

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