Daniel Picard, patron du projet Dalia de Total, se souvient encore de ses tribulations en Corée du Sud. Sur le chantier de construction de cette énorme barge flottante, qui pompe aujourd'hui le brut par 1 400 mètres de fond au large de l'Angola, il a vu débarquer des concurrents "avec de gros chèques" pour débaucher ses ouvriers. En 2004, Shell, ExxonMobil, BP et d'autres majors développaient des projets pharaoniques en Extrême-Orient russe, au Nigéria ou au Qatar. Le manque de main d'oeuvre qualifiée et d'équipements était une menace permanente alors que "tout le monde voulait que son projet soit à l'heure".
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