M. Ahmed Taoufiq Hejira, ministre le l’habitat, de l’urbanisme et l’aménagement de l’espace, décrit les enjeux de la ville nouvelle de Tamansourt dans le développement et l’aménagement du territoire marocain.
En quoi le projet de Tamansourt s’intègre-t-il dans la politique d’aménagement du territoire marocain ?
La ville nouvelle de Tamansourt a été planifiée dans le but d’organiser la croissance de cette grande métropole qu’est Marrakech. Elle fait partie d’une vision planifiée par le Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de cette dernière.
C’est donc une volonté portée par les pouvoirs publics pour organiser le développement urbain d’une grande agglomération à vocation historique et touristique, en assurant un équilibre en termes d’habitat et d’emploi.
Villas, médinas, logements sociaux : le projet vise avant tout la mixité ?
En effet. Tamansourt offre une diversité dans les projets d’habitats. Une diversité liée aux attentes exprimées pour les logements intéressant directement les couches sociales moyennes qui accusent un retard considérable, mais également d’autres types de logements de haut standing, en collectif ou en lots de villas. La médina, en tant que type d’habitat traditionnel, n’a pas été oubliée : elle répond à une demande de particuliers et d’acteurs touristiques qui exploitent ce genre de logement en maisons d’hôtes. C’est cet urbanisme rythmé qui fait de Tamansourt un lieu de convivialité, d’attractivité et de mixité sociale.
Comment éviter de tomber dans le piège de la ville dortoir ?
Tamansourt a été pensée pour créer de l’habitat et de l’activité. Sur les
Qu’en est-il de la dimension environnementale du projet ?
Notre pays entreprend un vaste projet politique sur l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. A Tamansourt, l’économie d’eau est également une préoccupation majeure à travers un programme de généralisation de l’arrosage localisé et le recyclage des eaux usées. Lors du cinquième anniversaire de Tamansourt, un ambitieux programme de généralisation des chauffe-eaux solaires au niveau du parc immobilier et d’optimisation de la gestion de l’éclairage public a été lancé. La prochaine étape consistera au développement des actions sur l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment à travers la réalisation de projets pilotes.
Les différents types de documents d’urbanisme élaborés dans notre pays accordent d’une manière générale une grande importance aux espaces dédiés à l’activité économique (zone industrielle, hôtelière, parc de loisirs et de sport, etc.).
Parallèlement à cette politique d’aménagement urbain, l’Etat a mis en place des mécanismes d’encouragement et d’incitation au profit des investisseurs qui souhaitent réaliser des projets générateurs de richesse.Marrakech et Tamansourt exercent un attrait sur les investisseurs marocains et étrangers, en offrant de grandes potentialités dans les domaines de l’offshoring, l’industrie et le tourisme. Tamansourt offre également des espaces dédiés aux commerces de grandes surfaces et réserve des parcelles pour d’autres usages : commercial, bureaux, showrooms, restaurants et divers équipements de qualité. Tamansourt est donc une ville nouvelle où il fait bon de vivre et investir.
Tamansourt, ville nouvelle ouvre ses portes
Située à
Pour contenir l’extension urbaine de Marrakech, des villes satellites doivent être créées. C’est ainsi qu’est née Tamansourt, il y a cinq ans. Tous les travaux d’équipement de la première tranche de 1200ha sont aujourd’hui achevés et plus de 22 000 logements sont en cours de construction, dont 10 000 réceptionnés.
Son très bon développement – 26 000 habitants l’habitent déjà (objectif : 300 000) -, a engendré une logique extension, de plus de 700ha, portant la capacité de logement de la ville à quelque 58 000 unités. « Tamansourt est encore vierge. Nous avons actuellement construit les deux tiers de cette ville nouvelle, mais les offres immobilières sont encore importantes, et de nombreux investisseurs sont déjà intéressés par les belles opportunités offertes par la ville », souligne Adel Bouhaja, président du Groupement d’intérêt économique (GIE) de Tamansourt.
Ainsi, 170ha sont mis à disposition des promoteurs privés. « Plus de 28 000 logements sont conventionnés entre Al Omrane et les promoteurs privés pour stimuler et réguler le marché de l’immobilier », précise Abdelaziz Belkeziz, directeur général de la ville nouvelle de Tamansourt. La récente extension permettra également de développer des activités économiques. Plus du quart de la surface de la ville est réservé à l’activité industrielle moderne, dont une plate-forme d’offshoring sur 80ha. « C’est une ville qui s’ouvrira sur le monde et qui aspire à devenir un bassin de création de richesses et d’emplois », assure Abdelaziz Belkeziz.
En attendant, « les projets et les concrétisations se multiplient, signale pour sa part Adel Bouhaja : développement d’une zone touristique, conception d’un centre d’activités économiques, commerciales et sociales, complexe sportif, grand parc d’exposition, hôpital, école de gendarmerie, écoles d’ingénieurs... ». Enfin, indispensable, la question des transports occupe actuellement le GIE, qui pourrait opter pour un tramway ou un bus électrique pour relier Tamansourt à Marrakech.
Le Progrès de Lyon,
(1 200 000 lecteurs consacrent 8 pages au Maroc et au salon de l'immobilier marocain)
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