M. Mohammed Ameur, ministre de la communauté marocaine résidant à l’étranger : « Un salon de retrouvailles entre Marocains »
Au-delà des évidentes raisons économiques et commerciales d’une telle manifestation, qui représente une opportunité de développement des investissements français dans le secteur immobilier marocain, ce salon met en perspective un bien encore plus précieux qu’ont en commun le Maroc et la France : la communauté marocaine résidant en France.
Ils sont plus d’un million, et constituent un pont reliant solidement les deux pays, et pas uniquement sur le plan des transferts de fonds. Qu’ils aient gardé leur citoyenneté marocaine ou acquis la nationalité française, ces femmes et ces hommes détiennent des ressources potentielles de savoir et de bonnes pratiques, qui servent de catalyseur à de nombreuses actions de développement local au Maroc. Il faut reconnaître que ces ressortissants apportent une inestimable contribution, concrétisée essentiellement par la réalisation de projets d’infrastructures et d’équipements de première nécessité, si précieux pour les populations locales. Ils font encore mieux et plus, en investissant et en s’investissant dans des domaines de pointe, où leur apport est plus que souhaité. Bien évidemment, tout cela concourt à l’excellence des liens qui unissent les deux pays, à tous les niveaux.
Cette manifestation est un prétexte à retrouvailles entre Marocains. Certes, l’aspect promotionnel est omniprésent dans ce salon, dont le succès s’affirme au fil des éditions, attirant en moyenne une quarantaine de milliers de visiteurs. Mais il faut y voir également un signe d’attachement des Marocains de France à leur pays d’origine. En choisissant d’acquérir un bien immobilier au Maroc, ils font plus qu’un investissement, ils s’enracinent davantage dans le sol de leurs aïeux. Même ceux qui viennent sans intention d’acheter ramènent toujours avec eux le sentiment d’avoir été un moment au Maroc, tant il est présent dans ce salon.
L’immobilier a toujours été le placement financier de choix des Marocains de l’étranger. Cela leur apporte l’assurance d’avoir un pied-à-terre au pays, disposition commode pour faciliter leur retour saisonnier ou définitif. Je n’ai pas de données précises, mais les Marocains de France sont peut-être parmi les plus nombreux à privilégier cette catégorie d’investissement.
J’aimerais plutôt voir dans nos concitoyens de France, ou d’ailleurs, des compétences prêtes à contribuer au développement par leur savoir et leur savoir-faire que de simples pourvoyeurs de fonds. Certes, cet apport n’est pas palpable et est difficilement quantifiable, mais il a, du point de vue stratégique, autant sinon plus d’importance que les transferts ou les investissements financiers. Mais si on s’en tient aux faits et aux chiffres, ceux dont nous disposons du moins, la France, qui accueille la communauté marocaine la plus importante- plus du tiers de l’ensemble des Marocains du monde -, occupe aussi et largement la première place en volume des transferts d’argent, avec plusde40% de la masse totale de ces transferts.
Le Progrès de Lyon,
(1 200 000 lecteurs consacrent 8 pages au Maroc et au salon de l'immobilier marocain)
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