La situation des 7 mercenaires en herbe et de la squatteuse de l'aéroport de Lanzarote a mis à mal la position de neutralité de certaines personnes, une condition imposée par la fonction internationale.
Quoi qu'il en soit, l'on pourrait admettre qu'ils ont été mal conseillés puisque dépassés par la conjoncture mondiale. On aurait pu leur rappeler les conditions dans lesquelles vivent des milliers de séquestrés marocains et autres dans les camps de la honte. A moins qu'ils ne présentent aucun intérêt pour ces fonctionnaires onusiens. Une manière de faire perdurer le conflit et de continuer à l'inscrire dans l'agenda de la 4e Commission de l'ONU...
En tout état de cause, les 7 traîtres étant sous les verrous, il demeure que la réglementation du droit d'entrée et de séjour des étrangers est une prérogative régalienne, liée à la souveraineté nationale. Dans l'affaire de la squatteuse, mais non sans-papiers et un passeport algérien peut toujours lui être octroyé, frisant l'illégalité tolérée aux Canaries, le gouvernement marocain ne se trouve nullement dans une situation diplomatique embarrassante. Les milliers de miles parcourus par la petite dame pour réciter un texte l'ont fait tomber de ses hauteurs. Et des Hauteurs d'Alger, l'on se complait à festoyer la nouvelle impasse au processus onusien relatif au Sahara marocain. Que nenni ! Le Maroc, fort de son peuple uni et imprégné de son identité nationale, fidèle au serment de la Marche Verte, est résolument tourné vers l'avenir.
Disposé à poursuivre un modèle pour incarner les attentes des générations futures et ce dans un climat d'harmonie et de cohésion, le Royaume se fait fort de déjouer les manœuvres visant à déstructurer la société et saper les fondement de l'Etat. A croire que la priorité des priorités algériennes n'est autre que de se livrer à des manœuvres dilatoires en s'immisçant dans des affaires qui ne sont pas siennes. Certes, il y a eu un tempo footballistique qui aurait permis à certains de se pencher sur la Charte onusienne. Sa lecture explique que «il est du devoir d'un Etat de s'abstenir d'exploiter et de déformer les questions de droits de l'Homme pour s'en servir pour s'ingérer dans les affaires intérieures des Etats ou faire naître la méfiance et le désordre au sein ou parmi des Etats ou des groupes d'Etat ».
En la matière, l'Algérie excelle. Elle avance ses pions, sa petite dame. Sauf que c'est échec et mat. Si ce n'était les ressources naturelles, tarissables dans la durée et dans la capacité, les relations bilatérales d'Alger avec d'autres capitales seraient autrement. Tout un chacun le sait mais maintient des liens tant qu'il y a des gisements exploitables. Consciente de cette donne, Alger en profite. Aussi, pour faire entendre sa voix dans le concert des Nations, elle se cherche une voie qui aboutira, sans aucun doute, dans une impasse. Les multiples tergiversations diplomatiques en sont la preuve perceptible. Les nombreux revers subis ne se comptent plus tandis que la liste du bêtisier diplomatique s'allonge. Rien de plus normal. L'on ne s'étonne même plus des discours (et de leur contexte) des responsables algériens quand il s'agit de la question d'une région relevant des Provinces du sud. Ils finiront par comprendre avec le temps qu'il n'y aura pas de nouveaux tracés dans le Maghreb.
Certes pour le capitaine algérien, le constat est amer alors que son bateau coule inexorablement dans les huiles sombres de la nappe pétrolière. De leur côté, les médias algériens devraient faire l'effort de rapporter les faits tels qu'ils se sont reproduits pour ramener la communauté internationale à une connaissance plus complète du rôle joué par les autorités d'Alger dans le cas de la squatteuse de Lanzarote.Car il serait inutile et prétentieux de forcer une vision unique du conflit sahraoui, de ses causes et solutions. Toutefois, il convient que dans une perspective de résolution de conflit, tout média s'impose des règles éthiques à observer pour ne pas enliser un conflit mais plutôt contribuer à sa résolution pacifique. Une résolution qui suppose l'acceptation et la prise en compte de la variable temps dans la mise en œuvre de la démarche actuelle soutenue par les Nations unies.
Etant conditionnée par la position de l'Algérie, la logique démontre que le régime algérien veuille rentabiliser son aide logistique et militaire au polisario. Quant à l'article 15 et non 12 du préambule de la Charte des Nations unies concernant la nationalité : « Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d'entrer dans son propre pays », son interprétation est on ne peut plus clair. Toute personne ayant renié sa nationalité est considéré comme étant étrangère au pays. Pour ce qui concerne la lutte armée comme le préconise le leader des algéropolisariens, cela prête à une formulation d'une déclaration de guerre de l'Algérie sur la terre marocaine puisque les attaques proviendraient du territoire algérien.
La nationalité se définit comme une participation à la vie de la cité
En le domaine du droit privé international, et d'une manière générale, le lien entre une population et l'Etat est la nationalité.
Ladite population doit être stabilisée sur un territoire, c'est-à-dire vivre en permanence sur ce territoire. Lequel territoire représente l'assise physique de l'Etat. Ce lien juridique qui rattache un individu et l'histoire à un Etat déterminé donne accès à de nombreux droits politico-juridiques (résidence, d'être élu, de posséder un passeport et une carte d'identité nationale,…) et formule en même temps des obligations (d'aimer sa patrie, obligations de respecter la loi, de participer à la défense du pays….) de la personne envers l'Etat dont il est ressortissant.
Autrement dit, la nationalité traduit non seulement l'expression d'un attachement viscéral à un pays mais se définit également comme une participation à la vie de la cité. Et c'est le cas des personnes formant population dans les 16 régions du Royaume du Maroc
