Le Parlement algérien s'est réuni mercredi matin en congrès pour se prononcer sur un projet de révision de la constitution. Projet qui supprimerait notamment la limitation du nombre des mandats présidentiels, et qui permettrait à Abdelaziz Bouteflika de briguer un 3e mandat, selon l'AFP.
Le projet de révision, qui conserve le quinquennat, vise en particulier l'article 74 de la loi fondamentale en stipulant que le président de la république est « rééligible », alors que la constitution actuelle fixe à deux le nombre de mandats présidentiels successifs. Elu en 1999 puis réélu en 2004, M. Bouteflika, 71 ans, n'a cependant jamais évoqué une possible candidature à la prochaine présidentielle prévue en avril 2009.
Au total, 389 députés et 144 sénateurs étaient convoqués ce mercredi au Palais des Nations, à l'ouest d'Alger, où la réunion a débuté par l'examen de son règlement intérieur. Pour être définitivement adopté, le projet de révision de la constitution doit être approuvé par les 3/4 au moins des membres du parlement.
Il prévoit aussi la désignation par le chef de l'Etat d'un chef du gouvernement ayant le titre de Premier ministre, et éventuellement de vice-premiers ministres. Selon le texte, le Premier ministre met en œuvre le programme du Président de la république et coordonne l'action du gouvernement qu'il choisit. Après la présentation du projet de loi par le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia, les parlementaires voteront sans débat et à main levée pour ou contre le texte.
Le projet de nouvelle constitution dispose aussi que l'Etat œuvre à la promotion des droits politiques de la femme pour augmenter ses chances d'être représentée dans les assemblées élues.

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