Le Royaume qui défendait cette adhésion depuis un certain temps a été en effet accepté comme membre de ce comité. L'annonce de cette adhésion
a été faite lors d'une cérémonie organisée au début de cette semaine à Paris au siège de cette Organisation, en présence de Ahmed Lahlimi, Haut Commissaire au Plan, qui était l'invité du Comité, pour donner une conférence à ce sujet. Il est à rappeler que parmi les occasions qui ont permis au Maroc d'exprimer clairement sa volonté et son mérite de faire partie de ce comité, on peut citer notamment la 7e édition du Global Forum sur l'investissement international de l'OCDE, consacrée aux meilleures pratiques en matière de promotion de l'investissement pour le développement qui a été organisée, en mars 2008 à Paris. Le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, Nizar Baraka, avait alors souligné que le Maroc s'est fortement engagé à adhérer à ce Comité, affirmant que le Royaume adhère à l'ensemble des valeurs de cette Organisation. Près d'un an après, cette demande a été acceptée.
Pour le Haut commissaire au Plan, cette adhésion est la consécration de la nouvelle approche adoptée par le Royaume dans la gestion de ses réformes aux plans politique, économique et social. Cette gestion s'inscrit, selon M. Lahlimi, « dans une vision où s'opère la compatibilité des trois logiciels de gestion de l'économique, du sociétal et du développement humain (…), avec l'implication des organisations professionnelles, des institutions représentatives, de la société civile ainsi que d'une administration redynamisée par le partenariat public-privé». Il a notamment souligné à cette occasion, comme l'a rapporté l'agence MAP, que « les réformes qu'implique le développement du Maroc devraient être réappropriées par toutes les composantes de la société, conscientes d'en être les acteurs et les bénéficiaires ». Il est à noter que le centre de développement de l'OCDE a été créé en 1962 à l'initiative du Président américain J. F Kennedy, pour promouvoir des recherches comparatives et des dialogues politiques et est chargé, dans ce cadre, d'assurer l'interface entre les pays membres de l'OCDE et les pays émergents ou en développement dont certains, en nombre limité, sont cooptés pour en devenir membres à part entière.
Le Centre joue également un rôle de conseil aux pays membres et non membres quant à l'évolution du développement économique et social, national et international. Les activités de recherche appliquée y sont nourries par le dialogue permanent entre décideurs, universitaires, chercheurs et représentants de la société civile, y compris les entreprises et les ONG, a rappelé M. Lahlimi.
Dans son programme, le Centre focalise aujourd'hui son activité sur l'Afrique et multiplie, dans les pays de l'OCDE, les conférences sur les potentialités d'investissement qu'offre ce continent. Le Centre édite régulièrement une publication sur l'évolution des économies africaines, laquelle constitue une référence pour les milieux d'affaires dans le monde entier, selon M. Lahlimi.
Pour le président dudit centre, Javier Santiso, beaucoup de pays ont à apprendre des réformes «très intéressantes» entreprises par le Maroc dans les domaines politique, économique et social, citant particulièrement la réforme du code de la famille.
Lahcen Oudoud | LE MATIN

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