· Aérien: le Maroc, plus forte croissance en 2007
Ressources humaines, qualité, tourisme responsable… C’est en substance les orientations majeures de la huitième édition des Assises du tourisme, tenues à Tétouan, le 14 juin dernier. La lecture de la lettre royale par le Premier ministre aura donné le ton à l’événement. Un satisfecit général s’en dégage en dépit d’une conjoncture mondiale jugée «morose», marquée par un ralentissement de l’économie des principaux pays émetteurs, Europe de l’Ouest notamment. Le Maroc a, pour rappel, enregistré l’arrivée de 7,4 millions de touristes et quelque 59 milliards de DH de recettes en 2007. Pour le ministre de tutelle, Mohamed Boussaid, ces assises revêtent un caractère particulier: «Une manière de regarder dans le rétroviseur, dresser le bilan pour mieux avancer». C’est dire, selon lui, «que les fondamentaux sont bons, les orientations justes et les objectifs 2010 (10 millions de touristes) réalisables». En revanche, les défis sont importants: accélération du rythme des chantiers du plan Azur, plan Biladi, convergence entre la mise en place de la capacité d’accueil et l’aérien. Autre contrainte de taille, le déficit en ressources humaines. A l’horizon 2012, les besoins s’élèveront à plus de 62.000 postes à créer. C’est d’ailleurs l’objectif majeur de ces assises, puisque le contrat RH Hôtellerie a finalement été signé (voir article en page 8). En clair, une véritable feuille de route pour la période 2008-2012 pour répondre aux besoins du secteur. D’ailleurs la lettre du Souverain a beaucoup insisté sur la qualité de la formation via une «veille pédagogique». L’aérien a encore une fois suscité un vif débat lors de ces assises. En effet, la polémique autour de l’impact du low cost sur le tourisme est revenue sur le devant de la scène. Karim Ghellab, ministre du Transport, a ouvertement critiqué «les esprits chagrins» qui voyaient d’un mauvais œil l’Open sky et les compagnies à faible coût. Une position que partage Driss Benhima. En revanche, le président de RAM a tenu à préciser que la compagnie n’a jamais bénéficié de subventions de quelque nature que ce soit de la part du gouvernement. Chose que confirme Ghellab. Ce dernier considère que 2007 marque l’an 1 du full Open sky, avec plus de 142 nouvelles fréquences hebdomadaires créées (dont 91% low cost).
Ainsi, selon le ministre, 2007 restera dans les annales du transport aérien mondial. Puisque le Maroc a réalisé la plus forte croissance (13%). Pas évident de faire pareil en 2008! Une année qui s’annonce «moins euphorique surtout pour Marrakech et Agadir». En tout cas, le low cost aura permis de développer des offres packagées, de booster la capacité et de stimuler la concurrence des compagnies classiques. Lesquelles ont réagi par des baisses de coûts, d’augmentation des lignes, de recentrage sur le hub et de création de filiales low cost. Le revers de la médaille est que la configuration actuelle annonce une révolution dans l’aérien, estime Benhima. Les prix du carburant montent en flèche, ce qui annonce un tourisme plus cher.
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Engagements
La clôture de la 8e édition des Assises du tourisme aura été ponctuée par une déclaration finale, précisant les engagements du gouvernement et des professionnels. La priorité, en 2008, sera donnée à la «pré-ouverture» de la station pilote du plan Azur, Saïdia. Parallèlement, le démarrage des premières unités Lixus, Mazagan, Mogador. Dès cette semaine, deux appels d’offres seront lancés: grande station à Dakhla (200 ha), et Eco Resort à Tifnit sur 80 ha. Trois PDRT seront signés (Tanger, Tétouan Tamouda Bay et Meknès Tafilelt). L’opération Biladi connaîtra à son tour le lancement des appels d’offres pour la seconde vague des stations.
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