La Garde civile espagnole a arrêté 11 personnes accusées d'avoir falsifié des contrats de travail pour des immigrés durant les trois dernières années. Selon le ministère espagnol de l'intérieur, cité par l'agence AFP, cette bande aurait escroqué environ 400 victimes dont une majorité de Marocains.
L'enquête a commencé en décembre 2007 lorsque les services de la Garde civile espagnole ont détecté des irrégularités dans certains contrats passés par des entrepreneurs actifs dans le domaine du bâtiment avec des immigrants de différentes nationalités.
Les immigrés, escroqués, étaient contactés dans les pays d'origine par des intermédiaires du réseau des faussaires. Ils payaient des sommes allant de 6 000 à 10 000 euros par contrat de travail. Une fois arrivés en Espagne, ils découvraient qu'ils n'étaient pas embauchés. Dans certains cas, ils étaient obligés de signer des démissions de leurs emplois fictifs.
Les personnes arrêtées, dont trois entrepreneurs de nationalité espagnole, équatorienne, et marocaine, faisaient signer aux victimes des documents en profitant de leur ignorance de la langue, afin de se couvrir en cas d'inspection dans l'entreprise contractante. Le réseau a été démantelé à Ségovia, dans le centre du pays. Il avait des ramifications dans huit autres villes du pays.
Par ailleurs, la police nationale espagnole avait annoncé, mardi dernier, l'arrestation d'un citoyen espagnol de 41 ans dans la localité d'El Ejido (Sud). Il était accusé d'avoir escroqué une dizaine de Marocains immigrés. Il avait récolté 90 000 euros en contrepartie de faux contrats de travail. L'arrestation a eu lieu suite à la plainte déposée par un citoyen marocain qui avait déboursé 9000 euros au faussaire espagnol pour obtenir un contrat de travail pour son frère au Maroc.
MAP