La religion musulmane est la seconde religion reconnue dans la France laïque, après le catholicisme et avant le protestantisme, le bouddhisme, le judaïsme et le christianisme orthodoxe. Les dernières données du Ministère de l'intérieur indiquent la présence de 5 millions de musulmans sur le sol français. Le nombre des musulmans français ne cesse de s'accroitre ces dernières années, pour maintes raisons. Didier Leschi, ex-chef du bureau central des cultes au ministère de l'intérieur, dans interview donné au journal La Croix en août 2006, dénombrait " une dizaine de conversions à la religion islamique par jour ", soit environ 3 600 conversions par an.
S. ALLIEVI, dans son travail « Les conversions à l'islam », mentionne que le rôle des convertis semble devenir un enjeu important dans la configuration de l'islam européen, et cela à plusieurs titres. D'une part, ils sont des intermédiaires sociaux fondamentaux, car ils produisent une culture islamique européenne. D'autre part, le converti se repositionne par rapport à son environnement social et il exprime son acte en termes de choix.
La conversion à l'Islam se fait pour des raisons rationnelles ainsi que relationnelles. Plusieurs convertis témoignent que le bon comportement de leur ami(es), voisin(es), mari(es) les a poussé à se poser la question du pourquoi, et quelle école enseigne ce bel agir. La conversion rationnelle naît d'une «recherche exprimée d'un système de signification et de sens», elle a une origine intellectuelle, et répond à une soif de spiritualité.
Certes le chiffre de 70 000 convertis à l'islam en France est important mais la question qui se pose toujours quelles sont les institutions qui prennent en charge l'encadrement religieux de cette catégorie de musulman prête et dans quelle culture religieuse évolue-t-elle ?
Par, chehab youssef