Traduit de l’arabe par Frédéric Lagrange.
Arles, Actes Sud-Sindbad, 2004, 199 p
La publication d’un tel ouvrage montre à quel point la littérature arabe regorge de trésors. Qu’il ait vu le jour à la fin du xe siècle et que son auteur soit un des plus grands maîtres de la littérature classique laissent cependant pantois devant la verdeur, la crudité, et même l’obscénité des propos qui semblent défier tous les tabous.
De même qu’on peut être étonné de voir qu’une telle mise en cause et une telle description sous des traits grotesques de personnages réels connus de tous et ayant été à la tête de charges publiques importantes aient pu être diffusées si ce n’est de leur vivant par crainte des représailles, du moins peu après leur décès ; c’est là une audace que nos sociétés sans entrave auraient peut-être du mal à égaler.
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