Les huit dernières années ont été, sans conteste, synonymes de grands chantiers. Des projets d'envergure lancés dans plusieurs domaines. Ces projets de développement et réformes ont touché pratiquement tous les secteurs d'activité. Ce qui fait du Maroc un pays résolument tourné vers l'avenir et vers davantage d'ouvertures pour s'inscrire dans la logique d'un monde de plus en plus globalisé.
Le projet du port « Tanger-Med » illustre parfaitement cette dimension de globalisation dans les actions menées ces dernières années et exprime l'ambition du Maroc de se positionner comme acteur et partenaire dans les échanges économiques internationaux. Cette infrastructure dont la réalisation a nécessité, rappelons-le, environ 11 milliards DH, sera érigée en zone spéciale de développement. Une locomotive pour tirer toute la région du nord vers un avenir meilleur.
Entré en service partiellement en ce juillet 2007, ce port sera renforcé par un autre port à conteneur « Tanger Med II » qui portera la capacité globale de ce complexe portuaire à 8,5 millions de conteneurs. Ce projet d'envergure, qui se situe aux portes de l'Europe et à la croisée des plus importantes routes maritimes, est l'expression de la politique économique libérale du Maroc. Politique qui se propose de transformer les atouts du Royaume en investissements nationaux et étrangers, en emplois et en croissance économique.
En outre et dans cette même dynamique, le tourisme n'est pas en reste. Une importance particulière lui a été accordée. Centrée autour de la vision 2010 et de la libéralisation du transport aérien, la stratégie nationale visant le développement du secteur du tourisme a déjà commencé à donner ses fruits. Les statistiques officielles, qui font état d'une progression substantielle aussi bien des arrivées de touristes que des nuitées et des recettes voyages, le confirment.
Selon le département du Tourisme, plus de 16 millions de nuitées ont été enregistrées en 2006 dans les différents établissements d'hébergement classés du Maroc, qui a accueilli 6,56 millions de touristes durant l'année écoulée. Ces derniers ont généré des recettes estimées à environ 53 milliards DH, dépassant ainsi et pour la première fois les transferts effectués par les MRE.
Huit années, une période relativement courte certes mais riche en réalisations. L'incidence des grands chantiers ouverts ne s'est pas fait attendre. Les différents indicateurs économiques le montrent. Le taux de croissance annuelle moyenne a atteint environ 5% entre 2002 et 2006 au lieu de 3,3% durant la période 1999-2001. La capacité de l'économie marocaine à préserver ses équilibres macro-économiques a conféré plus de confiance et de visibilité aux investisseurs, aussi bien étrangers que nationaux. Ceux-ci ont répondu massivement présents pour tirer profit de l'ouverture opérée par le Maroc dans plusieurs domaines, notamment dans les secteurs du tourisme et de l'habitat. Rien que pour le premier semestre 2007, les conventions d'investissement étrangers déjà signées au Maroc se chiffrent à quelque 59 milliards DH, contre à peine 5,8 milliards en 2002.
Une dynamique de changement et de réformes profondes a donc pu être enclenchée et d'importants projets de développement de nature à jeter les bases d'une économie solide et prospère ont été lancés. Le Maroc entame avec sérénité sa phase de décollage.
Source : Aujourd'hui, Tahar Abou El Farah