Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte

Casablanca intensifie son programme anti-bidonvilles

· La société Idmaj Sakane décidée à débarrasser la ville du fléau

· Près de 100.000 ménages à reloger



Casablanca intensifie son programme anti-bidonvilles
DÉTERMINÉE. La ville de Casablanca est fermement décidée à éradiquer le phénomène des bidonvilles. Phénomène qui nécessite la mobilisation de 8 milliards de DH dont 3 milliards seront débloqués par l'Etat via le fameux Fonds de solidarité pour l'habitat (FSH). Le reste sera apporté par les collectivités locales, les promoteurs, les propriétaires des terrains et les bénéficiaires.
Par ailleurs, la ville s'est dotée, en 2005, d'une structure pour appuyer ses actions de résorption de l'habitat insalubre. Il s'agit d'Idmaj Sakane, une société d'économie mixte dotée d'un capital de 20 millions de DH et dont le tour de table est composé du FSH, de la holding Al Omrane, de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), de la Banque populaire et du CIH (Crédit immobilier et hôtelier). Les Conseils de la Région, de la ville et de la préfecture sont également impliqués dans le projet. L'objectif de cette structure est de canaliser et d'organiser les opérations.
Aujourd'hui, Idmaj Sakane a pour mission de reloger près de 100.000 ménages.
En 2004 déjà, un projet de relogement de 17.500 ménages a été mis sur les rails. Actuellement, un peu plus de 11.000 chantiers ont été ouverts pour justement recaser ces familles. De ce premier lot, quelque 9.000 projets ont été finalisés. A noter que tous les programmes sont désormais supervisés par la société d'économie mixte. Et depuis sa mise en service quelque 5.700 chantiers ont été bouclés permettant le relogement de 34.500 ménages à travers toutes les préfectures de la métropole : Moulay Rachid, Ben M' Sick, Hay Hassani, Ain Chock, Anfa, Ain Sebâa-Hay Mohammadi et Sidi Moumen. Car aucune zone n'est épargnée par le fléau de l'habitat sous-intégré.
Soulignons qu'Idmaj Sakane a égalment pour tâche d'éradiquer les bidonvilles de Mohammédia, Nouaceur et Médiouna (respectivement 8.748 – 8.700 et 1.650 ménages)
Le projet de Madinat Errahma est l'un de ces projets phares de résorption de bidonvilles dans la métropole. Selon Abderrahmane lfrassne, directeur de la société Idmaj Sakane, «le projet, lancé en janvier 2007, occupe 60 ha et est composé de 3.250 lots bi-familiaux». Madinat Errahma abritera donc près de 6.500 ménages. Ce type de projets séduit plus facilement les familles que les grands ensembles immobiliers. De plus, l'accès au crédit Fogarim est élargi aux couches sociales les plus défavorisées pour l'acquisition de logements économiques mais aussi la construction de ce type de logement.
Des mesures incitatives sont aussi mises en place pour les familles qui favoriseront la destruction de leur baraque. Soulignons que le projet Madinat Errahma représente un investissement de 300 millions de DU, dont 162 millions sont financés par le FSH. Pour l'heure, 500 familles ont accompli les démarches administratives pour acquérir des lots.
Mais tout n'est pas aussi évident. En effet, des résistances persistent au niveau de certaines poches de bidonvilles. Le projet de destruction du site des Carrières centrales a soulevé un tollé par les habitants (cf :www.leconomiste.com). Et il faudrait certainement plus que de l'argent pour motiver les familles à quitter des conditions de vie précaires.

Dérogation



LA démarche partenariale qui caractérise la résorption des bidonvilles a permis d'alléger le fardeau des finances publiques. En fait, les promoteurs immobiliers sont tenus de participer à cet effort de relogement ou de recasement en contre-partie de dérogations qui leur sont offertes. Selon Abderrahmane Iffrassen, DG de la société Idmaj Sakane «les promoteurs et propriétaires terriens sont appelés à participer par la prise en charge d'un certain nombre de ménages bidonvillois». A valeur d'aujourd'hui, ce procédé a permis le relogement de 4.000 ménages. En vue de concrétiser les obligations des uns et des autres, des conventions sont signées, lors de chaque opération, entre l'autorité locale, la ville, Idmaj Sakane et le promoteur.

Source leconomiste.com

Lundi 31 Décembre 2007
Achraf Kamali



Nouveau commentaire :

Nom*
Adresse email* (non publiée)
Site web

Commentaire
Me notifier l'arrivée de nouveaux commentaires

BTP


Membres
 
 
OpenID