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Calligraphies d'Hassan MASSOUDY
SINDBAD LE MARIN
Calligraphies d'Hassan MASSOUDY : Traduit de l'arabe par Antoine GALLANDaux editions Alternatives
Héros légendaire des Mille et une nuits, aventurier des mers du Sud, Sindbad le marin, à travers ses fantastiques voyages, n'a cessé de bercer des générations de lecteurs.
une quarantaine de calligraphies aux tonalités de bleus et de terre viennent illustrer cet ouvrage qui présente les trois premiers voyages de Sindbad.
Hassan MASSOUDY, calligraphe arabe, a exercé à Bagdad jusqu'à son arrivée en France en 1969. Diplômé de l'École nationale des beaux-arts, il expose régulièrement, anime des ateliers et fait des démonstrations publiques de calligraphie. 11 a publié chez Flammarion, Phébus et Albin Michel. Aux éditions Alternatives, il a calligraphié Le Poète du désert, Le Passant d'Orphalèse, L'Exil, Le Jardin Perdu, Calligraphie de terre, Le Voyage des oiseaux, Calligraphie du désert, Calligraphie pour l'Homme et L'Histoire de Gilgamesh
est né en 1944 à Najef, une ville du sud de l'Irak. Il grandit dans une société traditionnelle marquée par la rigueur de la religion et la brûlure du désert, mais aussi par la joie collective des grandes fêtes et l'esprit de solidarité. Très jeune, dans cette ville où toute image est prohibée, il investit sa passion de l'art dans le dessin et la calligraphie et consacre toute son énergie à se procurer papiers et pigments. En 1961, il part pour Bagdad comme apprenti chez différents calligraphes. Il y apprend son métier. Il visite des expositions d'art moderne qui l'émerveillent et rêve de faire des études d'art. Mais il se trouve pris au coeur de la tourmente politique qui conduira à l'avènement de la dictature. Après de multiples séjours en prison, il quitte l'Irak pour la France en 1969, libre mais déchiré.
Il entre à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Là, il fait de la peinture figurative. Il n'abandonne néanmoins pas la calligraphie, elle lui sert à financer ses études en réalisant des titres pour des revues arabes. Petit à petit, la calligraphie va s'infiltrer dans sa peinture figurative, pour, à la fin, prendre sa place et la faire disparaître. En 1972, avec le comédien Guy Jacquet, puis rejoint quelques années plus tard par le musicien Fawzi Al Aïedy, il créé le spectacle Arabesque et commence à faire des créations publiques de calligraphie projetée sur grand écran. Avec ce spectacle, mêlant musique, poésie et calligraphie, durant treize années, ils vont tous trois sillonner la France et l'Europe. Par cette pratique, Hassan Massoudy est à la recherche de la spontanéité du geste et de l'instantanéité de l'expression. Cette expérience marque un tournant dans son travail.
Le tracé de sa calligraphie devient plus rapide et son geste plus large. Traditionellement la calligraphie arabe se réalise principalement en couleur noire. Afin de mieux exprimer ses sensations, il va introduire la couleur dans ses oeuvres de grand format sur papier. Parallèlement à ses créations picturales, seul, il va continuer à faire des créations/improvisations en public, intitulées Calligraphie d'ombre et de lumière (voir la programmation éventuelle dans expositions et événements). La calligraphie naît sous nos yeux. Les signes noirs s'inscrivent dans la lumière. Les phrases, les mots, les lettres, sont projetés sur l'écran. Avec lenteur, se déploient les pleins et les déliés qui évoluent librement dans l'espace. Puis le geste s'accélère, le mot se charge d'énergie pour mieux maîtriser son équilibre. L'esthétique de la calligraphie, sa géométrie, ses rythmes, se dévoilent. Les compositions se construisent. La gestuelle dynamique donne vie à la poésie.
En 1995, il participe au décor du ballet Selim, avec Kader Belarbi danseur étoile et Houria Aïchi chanteuse, sur une chorégraphie de Michel Kalemenis. En 2005 il rencontre la danseuse et chorégraphe Carolyn Carlson ainsi que le musicien et joueur de ney Kudsi Erguner. Tous trois, accompagnés de trois danseurs et trois musiciens, vont créer le spectacle Métaphore où musique, danse et calligraphie vont vivre en harmonie. Les créations d'Hassan Massoudy sont le fruit d'une rencontre entre le passé et le présent, entre l'art oriental et l'art occidental, entre la tradition et la modernité. Il perpétue la tradition de la calligraphie tout en rompant avec elle. Il épure son trait, tend vers une grande simplicité de la ligne. Le contenu : les mots, les phrases qu'il calligraphie, ont été écrits par des poètes, des écrivains du monde entier, ou dits simplement par la sagesse populaire. Son oeuvre est traversée par une culture humaniste. L'émotion ressentie à la vue de ses calligraphies est procurée par le mouvement des lignes, leur légèreté, leur transparence, le rapport entre le noir et le blanc, le plein et le vide, le concret et l'abstrait. Hassan Massoudy a gardé de sa formation de calligraphe, en Irak, l'esprit noble de l'artisan qui fabrique ou invente ses outils et prépare lui-même ses encres à partir de liants et de pigments colorés
http://perso.orange.fr/hassan.massoudy/
1. Posté par
graet job
le 17/06/2008 18:02
salam on veut v parler
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